VIII. Le nécessaire affranchissement de Mr Froome

Dix jours avant le grand départ de Corse du centième Tour de France, Bradley Wiggins parlait en ces termes de Christopher Froome : « Il semble être là pour quelques années et pour gagner peut-être plusieurs Tours. (…) La sélection s’est faite naturellement cette année, entre ses performances et les miennes. Il mérite d’être le leader de l’équipe et, s’il gagne le Tour, ça se poursuivra l’année prochaine. Je peux vivre avec ça. » Le Londonien avait annoncé son forfait pour la plus prestigieuse des courses cyclistes, renonçant ainsi non seulement à y défendre son titre[1] mais aussi à s’y mettre au service de Froome – ce qui aurait été, de toute façon, difficilement imaginable. Il avait conscience, en tout état de cause, de la supériorité athlétique de son équipier et de la forte probabilité qu’il lui succédât au palmarès du Tour. C’est que Froome réalisa un début de saison propre à s’attirer toutes les faveurs des pronostics.



[1]Il existe plusieurs exemples de vainqueurs sortants n’ayant pas défendu leur titre, par choix ou par contrainte. Récemment, Alberto Contador (vainqueur en 2007) ne put participer au Tour 2008 parce que son équipe Astana y fut jugée indésirable. Floyd Landis (vainqueur disqualifié en 2006) ne revint plus jamais sur le Tour après son contrôle positif à la testostérone. Lance Armstrong (vainqueur disqualifié de 1999 à 2005) prit sa première retraite sportive au soir de son septième Tour de France victorieux. Marco Pantani (vainqueur en 1998) dut renoncer au Tour 1999 après sa mise hors course au Giro.

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